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Mobilisés pour sauvegarder le réseau ferroviaire en Gaspésie !
Mardi, 17 Janvier 2012 16:06

New Carlisle, le 17 janvier 2012 – En conférence de presse aujourd’hui, la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), les préfets et les représentants de plusieurs entreprises de la région se sont rassemblés pour témoigner de l’importance de préserver le réseau ferroviaire, dont le besoin de financement est criant.

Cette mobilisation vise à demander la collaboration du premier ministre du Québec, Jean Charest, et du ministre de Développement Économique Canada, Denis Lebel, afin qu’ils accordent le financement nécessaire à la survie de cette infrastructure indispensable à la croissance économique et au développement social par le transport des marchandises et des personnes. Le temps presse, puisque si Québec et Ottawa ne confirment pas la poursuite de leur aide financière d’ici le 31 mars prochain, il faudra ni plus ni moins stopper l’exploitation du réseau.

« Il nous faut un montant de 19 M$ par année pendant cinq ans pour remettre à niveau un rail qui a été négligé pendant 30 ans, avant que la Société en devienne propriétaire en 2007, signale le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie et préfet de La Côte-de-Gaspé, François Roussy. La balle est dans le camp des gouvernements, de notre côté, on a livré la marchandise. » Effectivement, le réseau ferroviaire a fait ses preuves. En 2011, son activité a généré un surplus d’exploitation de près de 450 000 $ en comparaison à une perte annuelle moyenne de 517 000 $ pour les quatre années précédentes. L’effort a été mis sur la rationalisation des dépenses et sur la croissance des revenus. 

Sans chemin de fer en Gaspésie, l’entreprise spécialisée en réparation de wagons, Gaspésie Diesel à New Richmond, LM Wind Power à Gaspé, Temrex à Nouvelle et Fabrication Delta à St-Siméon, par exemple, en subiraient les contrecoups. Ces entreprises ont en effet des projets industriels qui cadrent bien avec l’offre de services ferroviaires. L’industrie touristique serait particulièrement touchée, puisque VIA Rail ne pourrait plus offrir son service de transport de passagers tant aux visiteurs qu’aux Gaspésiens, qui représentent un achalandage de 30 000 personnes par année. Sans compter certains projets imminents, comme le train touristique piloté en collaboration avec Escale Gaspésie, qui risquent de mourir. Tout dépend de la volonté gouvernementale d’investir ou non.

« À l’heure où on se parle, nous avons pour 15 M$ de projets d’investissement en lien avec le rail sur la table, ce qui créera des retombées importantes en terme d’emplois. De plus, plusieurs citoyens comptent sur le train pour se déplacer à faibles couts. Il va sans dire que ce sont des raisons très valables qui justifient sa sauvegarde », soutient le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Bertrand Berger. En décembre, la région s’est d’ailleurs dotée d’une vision de développement du transport et de la mobilité durable dans laquelle le train fait partie intégrante.

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